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L'antre de l'Ankou

Le pont du Diable

Un menier du village de Prad Paol, se lamentait de devoir faire un long détour pour livrer sa farine sur l'autre rive de l'Aber-Wrac'h, qu'il devait donc contourner à chaque fois. A ce moment, le diable apparut et lui proposa de construire un pont réclamant en échange l'âme de la première personne qui le traverserait. Le marché fut conclu.

Le lendemain matin, la surprise du menier fut grande lorsqu'il découvrit le pont ! Le diable voyant le menier traverser le pont; les épaules chargées de sacs de farine se frottait déjà les mains de satisfaction... Le menier arrivé au milieu du pont s'arrêta net, dénoua un sac dont un chat en sorti et fila jusqu'au diable. Ce dernier disparut en emportant avec lui sa colère.

Le fossoyeur de Penvénan

C'est l'histoire d'un fossoyeur de Penvénan. Il était si vieux, que l'on disait qu'il avait du labourer au moins 6 fois le cimetière (entendez par la qu'il avait enterré successivement au moins 6 morts dans le même trou). Cet homme connaissait "ses" morts parfaitement, il pouvait même dire, à quel degrés de décomposition les dépouilles pouvaient être...c'est dire combien il était consciencieux ! Un matin, le vieux fossoyeur fut appelé par le recteur du petit village Breton. un certain Mab Ar Guenn venait de décéder. Le recteur souhaitait alors que le fossoyeur creuse la tombe du défunt à l'emplacement de la tombe d'un dénommé Roperz mort depuis 5 ans. Le vieux protesta, répliquant qu'à cet endroit du cimetière, les corps se conserveraient mieux et que Roperz ne devait pas encore être rongé par la vermine...

Le recteur ne voulu rien savoir, et le força à l'enterrer à l'emplacement convenu. Le pauvre fossoyeur, n'était pas très à l'aise, il ne pouvait guère désobéir mais il savait qu'il ne devait pas faire cela. Il alla donc creuser la tombe, au premier coup de pioche, il frappa si fort que l'outil traversa le cercueil et éventra le cadavre .Désolé d'avoir maltraité un de "ses" morts, le vieillard fit en sorte que les deux dépouilles ne soient point gênées dans leur repos, mais une fois rentré chez lui, il ne se senti pas en repos... refusa de manger et alla se coucher... A peine commençait il a trouver le sommeil que la;porte s'ouvrit... C'était le spectre du pauvre Roperz... Il était venu pour avoir une explication... Le fossoyeur tout tremblant le pria de lui pardonner son geste, en lui expliquant qu'il se devait d'obéir aux ordres du recteur sous peine de perdre son emploi , Roperz lui pardonna, mais il fallait que le vieux fossoyeur fasse quelques chose de très important pour lui. Il n'était pas heureux dans l'autre monde, il lui manquait une messe. Il exigeait donc qu'il était normal que pour se faire pardonner le vieillard la paie de ses deniers. Celui ci accepta de bon coeur . Avant de partir, le spectre lui fit part d'un élément important : la messe devrait être impérativement dite par le recteur lui même. La messe fut prononcée le mardi suivant, par le recteur , alors que que ce dernier récitait son homélie, une silhouette vint à passer derrière lui. Le fossoyeur l'avait bien reconnu... Il s'agissait à nouveau de Roperz ce qui ne laissait présager rien de bon. En effet, lorsque le recteur sorti de l'église, il se dirigea vers le cimetière pour regagner son presbytère.A l'instant même ou il passa devant la tombe de Roperz, il tomba, foudroyé. Punis d'avoir déranger le sommeil d'un mort.

Ankou

L'Ankou

Dans un temps très reculé, il existait une sorte de gens riches qui n'étaient ni fières ni égoïstes, et qui avaient la bonté d'apporter un peu de bonheur aux pauvres. C'est l'histoire d'un grand propriétaire paysan, qui avec sa bonté naturelle, avait instauré depuis quelques années une certaine tradition. Lorsque certain samedi, l'on tuait chez lui un cochon ou un boeuf, cet homme venait à la messe du dimanche et conviait toute la populace à une grande ripaille pour le mardi suivant.

Ce jour là, il fit comme à l'accoutumé son annonce, en répétant à qui voulait l'entendre ces mots : Venez tous!, venez tous ! Les gens piétinaient alors gaiement le cimetière mais qui se souciait de troubler le repos d'un mort? Lorsque la foule se dispersa, l'homme entendit une voix qui lui dit : Irai je aussi, moi!? L'homme qui dans sa grande bonté ne voulait oublier personne répondit à cette voix, qu'elle était conviée, comme toutes les oreilles qui auraient interceptées son message et qu'elle serait la bienvenue. Le mardi venu, une foule immense se dirigea vers le domaine de leur hôte. Une fois que les estomacs furent rassasiés, quelqu'un s'annonça, cet homme avait l'air d'un mendiant, ses vêtements lui collaient à la peau et dégageait une odeur désagréable de pourriture.

Le bon paysan lui fit toute de suite une place et l'installa devant une assiette débordante de victuailles. cet être étrange ne toucha pourtant pas à son repas, et ne desserra pas les dents une seule fois du repas. Vers la fin de l'après midi, les hommes sortirent pour fumer, les femmes pour bavarder , d'autre commencèrent à prendre congés. Il ne restait plus que l'homme au visage morne. Le bon paysan, lui dit de ne pas se presser, qu'étant donné qu'il était le dernier arrivé, il était en droit de profiter du banquet plus longtemps que les autres. L'homme se leva alors, secoua ses vêtements , le pauvre paysan n'en croyait pas ses yeux, ce n'était pas des morceaux d'étoffes qui tombaient sur le sol; mais des lambeaux de chair pourrie qui dégageaient une odeur pestilentiel. La créature n'était plus qu'un squelette et s'approcha de l'homme.

Elle lui dit en lui posant la main sur l'épaule , qu'il l'avait invité lorsqu'il était dans le cimetière,qu'il avait affirmer qu'il n'y avait personne de trop, et qu'il aurait du s'informer de son identité avant d'inviter. Cependant, comme il avait été bon avec l'ANKOU, cette dernière voulu lui offrir un geste d'amitié: l'homme fut prévenu qu'il ne restait plus que huit jours à vivre. Que l'ANKOU reviendrait le chercher le mardi suivant d'accord ou pas, et qu'il avait huitaine pour mettre de l'ordre dans ses affaires. comme convenu, le brave homme fut emporté par l'ANKOU le mardi suivant, on dit alors que sa largesse et sa bonté lui avaient valu de faire une bonne mort...

Rédaction et recherches : Cathy
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