Condamnation à mort de la domestique d’un curé le 27 juillet 1794

« L’Accusateur-Public près le Tribunal
Révolutionnaire, aux Citoyens Administrateurs
du directoire du Département de Loire » Paris
le 9 thermidor de l’an secon de la République
française (27 juillet 1794). Signé Fouquier.
La domestique d’un curé a été condamnée à la
peine de mort et il faut procéder à la
séquestration de ses biens. Belle signature de
Fouquier-Tinville. Annotation manuscrite
relative à l’identité de la condamnée. Mention
«extrait » en milieu de page.
Une page en partie imprimée, in-quarto.
Antoine Quentin Fouquier de Tinville, dit
Fouquier-Tinville, né à Herouël (Aisne), le 10
juin 1746, mort guillotiné à Paris le 7 mai 1795
Il fit des études de droit et devint clerc d’un
procureur. En 1774, il achète la charge. Après
l’avoir revendue, il devient Commissaire de
police en 1789. A l’aide de son cousin Camille
Desmoulin, il est désigné comme directeur
d’un des jurys d’accusation du Tribunal créé
pour juger les royalistes. Il est élu par la
Convention Accusateur-public du Tribunal
criminel extraordinaire. C’est lui qui fut l’âme
de ce tribunal, fixant le nombre de charrettes
de condamnés. Il est l’accusateur lors des
procès de Charlotte Corday, de la Reine Marie
Antoinette, des Girondins… Il œuvra encore
pour Robespierre, Saint-Just… pour les
envoyer à la guillotine. Il est maintenu dans
ses fonctions, après le 10 thermidor. Frèron
demande son arrestation pour zèle. Il se
présente de lui même et passe en jugement
par le Tribunal révolutionnaire. Il est condamné
à mort et exécuté le lendemain place de
Grève.

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