" Jadis nos peintres les plus célèbres trouvaient leur inspiration dans l’histoire et la littérature.
Le don d’imaginer en partant d’un texte la meilleure façon de le traduire picturalement est un privilège des plus rares. Cela suppose chez l’artiste les qualités des vrais peintres, dessin, composition, lumière et de l’imagination, cette faculté maîtresse dont le poète Saint Pol Roux disait « qu’elle met le feu aux roses ».
Illustrer des histoires aussi pathétiques que « Le rond des sorciers , Marie la Louve , La Malvenue , Le Diable en sabots, Le Marchand de rats, le Venin de l’arbre, les Chevaux de la nuit, l’Isabelle » n’était pas chose facile.
Anne a su le faire avec un talent auquel on ne peut rester insensible.
Ses tableaux vivent par le mouvement des lignes, la précision du trait, le symbolisme des couleurs.
Chaque peinture a une ambiance propre, une harmonie de tons qui provoquent de merveilleuses rencontres avec l’étrange.
Fantastique, captivante, essentiellement poétique, l’œuvre de Claude Seignolle est de celle qui défient le temps.
Associant l’art de l’enluminure médiévale à l’art abstrait, les visions picturales d’Anne Guyonneau pour traduire les textes du grand écrivain nous révèlent très parfaitement ce double caractère intemporel et poétique. »
Armel de Wismes, 2004
Vice-Chancelier de l'Académie de Bretagne et des Pays de la Loire |