Les Principaux personnages

Marie Denarnaud

Marie Denarnaud

Cette jeune fille du pays avait 24 ans quand Saunière la prit à son service. Elle était loin d’avoir l’âge canonique pour être servante du curé, la rumeur en fit la maîtresse du curé. Il est certain que l’on peut dire qu’elle lui est restée fidèle toute sa vie, elle aida Saunière, au point qu’elle alla jusqu’à parcourir le cimetière la nuit afin de l’aider dans ses desseins obscurs. Les biens de l’abbé lui sont légués après la mort de celui-ci, et elle continuera à vivre à Rennes-le-Château tout en gardant un mutisme complet sur le secret qui l’unissait à Saunière.



L’abbé Boudet

L’abbé Henri Boudet vivait avec sa mère et sa sœur au presbytère de Rennes-les-Bains, dont il était le curé. Connu comme érudit, il était membre de la Société des arts et sciences de Carcassonne. Saunière dû être intrigué par le savoir de son collègue, de plus, Boudet vivait dans une aisance étonnante pour un modeste curé.

Certains diront que ce livre est la carte du trésor de Rennes-le-Château, il est vrai que personne encore, ne peut se vanter de l’avoir déchiffré, par contre, quelques chercheurs s’y attellent.

Le but de cet écrit est de démontrer que toutes les langues modernes sont de souches celtique, qui s’apparente à l’anglais, Boudet y parle beaucoup de rochers et pierres qui sillonnent la région, y voyant également un cromleck comme on peut en apercevoir en Bretagne, les descriptions en sont précises, mais les noms et l’étymologie sont assez déroutants, farfelus même, sachant que cet homme est doté d’une remarquable intelligence, il est difficile de croire que le but du livre n’était que pure divagation.

De plus, on a imaginé Boudet membre d’une société secrète, il aurait manipulé Saunière pour servir leurs projets et l’argent de Saunière serait une récompense, un salaire ou pire encore l’argent d’un chantage qu’il aurait exercé à leur encontre.

Boudet

Gelis

L’abbé Gélis

L’abbé Gélis était prêtre de Coustaussa depuis plus de trente ans, ce village est situé à quelques kilomètres de Rennes-le-Château.

Il est avec Boudet, l’une des connaissances que Saunière fréquentait, comme ses deux compagnons, il disposait lui aussi de plus d’argent que la normale, par contre à l’opposé de ses deux amis, il était d’un caractère méfiant, n’ouvrait à personne, il était froid et renfermé, la population du village ne l’aimait guère.

Le 1er novembre 1897, son cadavre est découvert par son petit neveu.

Le prêtre a été assassiné dans la cuisine du presbytère, après enquête on aurait constaté qu’il aurait reçu quelqu’un la nuit, on remarque également que si la maison a été fouillée, si la serrure d’un sac de voyage a été forcée, l’argent est resté à sa place, le but était en conséquence la recherche d’un objet ou d’un document et non le vol.

Autre fait curieux : « le cadavre a été rangé vers le centre de la pièce, sur le dos, la tête et la figure dans une position normale, les mains ramenées sur la poitrine », comme un gisant, alors que l’abbé ne fume pas et déteste les fumeurs, flotte dans une flaque de sang un carnet entier de papier de cigarettes de la marque «Le Tzar », sur l’une des feuilles on a écrit au crayon « Viva Angelina.. »

De nos jours, le mystère sur ce meurtre reste entier, l’instruction ne fut pas en mesure d’expliquer la provenance de ce carnet de feuilles à cigarette et la mention est restée un mystère total.

Hoffet

Emile Hoffet

Les manuscrits ayant disparus, personne ne peut vraiment affirmer l’aboutissement de cette hypothétique rencontre, mais elle fait partie de la légende. L’abbé Saunière devant l’impossibilité de trouver la personne susceptible de décrypter ses manuscrits, suivi les conseils de son supérieur Mgr Billard, et se serait rendu à Paris, à la Librairie Ané, connue pour ses publications religieuses, cette librairie est avec Saint-Sulpice le centre d’une activité intense, tant religieuse que spirite. Il faut signaler qu’à la fin du XIXè siècle on vit se multiplier à Paris et à Lyon, plusieurs sociétés secrètes étudiant les mystères de l’au-delà, c’est à cette même époque que Joris-Karl Huysmans écrivit « Là-Bas », ce roman qui est une étude du satanisme, Péladan créa quant à lui le mouvement rose-croix catholique.

Le libraire lui aurait conseillé dès lors, son neveu, Emile Hoffet, celui-ci poursuivait des études afin de devenir prêtre, mais surtout il se spécialisait dans la cryptographie et les langues anciennes. Emile Hoffet aurait d’ailleurs réussi à traduire les manuscrits.

Hoffet était un personnage assez curieux, en relation avec les milieux occultistes de Paris, il aurait introduit Saunière dans les salons mondains et occultistes de l’époque, l’abbé, dés lors, y côtoie Emma Calvé, Claude Debussy et Jules Bois entre autre, ces groupes sont réputés de tendances « satanistes », mais pas dans le sens où nous l’entendons souvent.

On doit savoir que le satanisme n’est pas obligatoirement une profanation érotico-maniaque du rituel chrétien. Dans l’esprit des satanistes authentiques, il ne s’agit pas de blasphémer pour le plaisir, comme un vulgaire athée. Il s’agit tout au contraire de glorifier l’Etre de l’Ombre, autrement dit Satan, injustement détrôné du ciel par Dieu, et qui, dans les Ténèbres où, il est enchaîné, représente, pour les adeptes, bien entendu, l’espoir d’un monde rédimé et renouvelé, parce que Satan est le Dieu originel et Dieu le Père le Dieu usurpateur. En quelque sorte, il s’agit d’un catharisme inversé : la victime étant l’Ange déchu, tandis que le Mal a pour cause l’usurpation divine. On voit d’ailleurs, à travers le satanisme de Jules Bois, se dessiner les grandes lignes du mythe du « Roi du Monde », actuellement soumis à la plus cruelle des détentions dans l’ombre, mais qui reviendra un jour pour rééquilibrer l’univers en folie. Les justifications mythologiques ne manquent pas aux doctrines satanistes (J.Markale)


Emma Calvé

Cette célèbre cantatrice, née le 15 août 1858, faisait partie, dit-on, des nombreux invités qui défilaient à la villa Bethania, certains en font la maîtresse attitrée de l’abbé Saunière. Ce qui trouble le plus dans la relation qu’il aurait eu avec cette actrice est certainement la personnalité et les contacts de cette diva. Férue d’ésotérisme, elle fréquentait de nombreux cercles d’occultistes parisiens, elle fut pendant de nombreuses années la maîtresse de Jules Bois, journaliste et écrivain initié dans la loge n°7 Ahaltor de l’ordre hermétique de la Golden Dawn. En 1894, elle acquit le château de Cabrières, connu pour abriter entre ses murs le livre disparu de Nicolas Flamel « Asch Mezareph », le livre d’Abraham le Juif (Nicolas Flamel rêva un soir qu’il tombait nez à nez avec un ange qui lui dit : « Flamel, regarde ce livre dont tu ne comprends pas le contenu. Beaucoup d’autres, hormis toi, ne le comprendront pas, mais un jour tu y reconnaîtras quelque chose que personne, à part toi, ne verra jamais »). Les liens qui semblaient unir l’abbé à la cantatrice permirent surtout à de nombreux chercheurs d’aiguiller Saunière dans l’ombre de l’occultisme et du satanisme.



La Marquise d’Hautpoul-Blancheford

Née Marie de Négri d’Ables, elle mourut le 17 janvier 1781 et fut enterrée au cimetière de Rennes-le-Château. Saunière, profita de la restauration de l’église et du cimetière pour effacer l’épitaphe de sa pierre tombale. Dans quel but ? Personne ne le sait encore de nos jours.

Hautpoul

Hautpoul

Heureusement, la Société des Etudes Scientifiques de l’Aude, envoya en 1905 un de ses membres, Elie Tisseyre, celui-ci la reproduit, nous ne la connaissons donc que par cette reproduction.

Le décodage de cette épitaphe coïncide avec l’un des manuscrits trouvé dans l’église.

L’inscription initiale était celle-ci : « Ci-gît noble dame Marie de Negre Darles (sic), dame d’Haupoul de Blanchefort, âgée de soixante-sept ans, décédée le XVII janvier MDCCLXXXI. Reguiescat in pace ».

En voici la transcription : « Bergère, pas de tentation, que Poussin, Téniers gardent la clé. Pax DC LXXXI. Par la croix et le cheval de Dieu, J’achète ce daemon de gardien à midi. Pommes bleues ».

La méthode de décryptage ayant fait ses preuves, on peut analyser dès lors le message que l’on en retire.

Nous voici en présence ici de deux peintres, Nicolas Poussin et David Téniers.

Tombeau

On sait que l’abbé est revenu d’un séjour parisien avec des reproductions de toiles de ces deux peintres, on sait également qu’il avait en sa possession la copie des « Bergers d’Arcadie », la célèbre toile de Poussin, dont le paysage évoque celui de la région de Rennes-le-Château, le tombeau qui y est peint est similaire à celui appelé « tombeau d’Arques ».

Sur la seconde dalle, on pouvait lire les initiales P.S. et la phrase Prae cum, en dessous s’étalait une pieuvre, sur le côté droit était inscrit E+In+P, à gauche, A+I.A.E. (lettres grecques), le milieu est séparé d’un bâton vertical terminé par une fleur de lys et il y est écrit : Raedis Cellis – Régis Arcis, que certains ont traduit par : Rhedae, des caves, du roi, de la citadelle. Peut-être peut-on y voir une allusion à un trésor caché.

Je tiens à signaler que l’authenticité des parchemins est sujette à caution, il n’en reste que leur étude est intéressante.

Parchemin Rennes le château

Ce document a été décodé suivant le « Parcours du Chevalier » de Viginère.

Celui-ci est l’auteur du système à double substitution datant du XVIè siècle, dans lequel on utilise le carré ou grille dit « de Viginère ». Cette méthode remplace chaque lettre d’un texte par une lettre décalée dans sa position plus loin dans l’alphabet.

Le carré est composé de vingt-six alphabets disposés l’un en dessous de l’autre, à chaque ligne, on décale une lettre, il faut bien entendu une clef, qui peut être soit un mot, soit une phrase simple. En utilisant le tableau, on recherche la lettre cryptée dans la ligne correspondant à la lettre-clé. La colonne trouvée pour la lettre cryptée permet de déterminer la lettre du texte en clair sur la première ligne.

Dans ce cas précis, suite à la transcription de la tombe de Marie de Négri d’Ables, le mot clef est « MORTEPEE ». Ce manuscrit relate un passage de la Vulgate, plus précisément l’évangile selon Saint-Jean (XII, 1-12), racontant la visite à Béthanie, auprès de Marthe et de Marie, Jésus y ressuscita Lazare.

Si l’on compare ce texte avec l’écrit initial, on remarque un ajout de 128 lettres qui ne figure pas dans l’évangile. On a disposé ces 128 lettres sur 2 grilles d’échiquier, en voici le résultat final : « BERGERE PAS DE TENTATION QUE POUSSIN TENIER GARDENT LA CLEF PAX DCLXXXI PAR LA CROIX ET LE CHEVAL DE DIEU J’ACHEVE CE DAEMON DE GARDIEN A MIDI POMMES BLEUES ».

Nous pouvons remarquer également que si l’on retourne la signature, le mot « SION » apparaît.

Ce parchemin est composé de trois versions des évangiles canoniques de Saint Luc, Saint Mathieu et Saint Marc : « La Parabole des épis de blés et du sabbat », ici encore, si l’on compare le texte initial à celui du document, on peut distinguer plusieurs particularités, certaines lettres sont mises en évidence, souvent elles sont décalées ou soulignées, des mots manquent, d’autres sont ajoutés ou inversés.

Parchemin Rennes le château

Après l’extraction des lettres, nous obtenons une phrase qui peut être lue de deux façons : « A Dagobert II roi et à Sion est ce trésor et il est la, mort », cela ressemblerait à une indication sur son emplacement, ou « A Dagobert II roi et à Sion est ce trésor, et il est la mort », dans ce cas, on ne peut nier que cela s’apparente à une mise en garde.

Plusieurs documents auraient été dissimulés dans l’église, il y aurait donc les deux parchemins trouvés lors des travaux, ensuite, dans le balustre, qui était situé à l’époque près de la chaire, on aurait découvert, un parchemin roulé dans une bouteille, celle-ci était placée dans le chapiteau évidé.

Une certaine confusion règne sur ces écrits, personne ne connaît vraiment l’emplacement de ceux-ci, pas plus que l’on est certain du nom de la personne qui aurait aidé Saunière au décryptage. On peut juste supposer que l’abbé s’est rendu à Paris pour le décodage de ses documents.

Le Languedoc ayant toujours été une région connue pour ses nombreux ésotéristes (Papus, Peladan, Montfaucon de Villars, l’auteur du Comte de Gabalis), et pour ses attaches à la franc-maçonnerie, l’on ne peut s’étonner dès lors, que Saunière n’eut aucune difficulté à être introduit dans le cénacle d’occultistes ou dans l’entourage de la franc-maçonnerie afin de trouver la personne compétente qui lui traduira ses manuscrits.


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