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Histoire véridique d'Hélène Gillet - Dijon XVIIè siècle - celle-ci fut condamnée pour infanticide
« Entre les trois et quatre heures après midi, elle fut menée au Morimont assistée de deux jésuites et de deux capucins. Le bourreau qui s’était communié le matin dans la prison, tremble, s’excuse au peuple sur une fièvre qui le tenait depuis trois mois, le prie de lui pardonner où il manquerait son devoir.
Cependant qu’on exhortait la patiente à souffrir constamment la mort, il donne toute les marques d’une grande inquiétude, il chancelle, il se tord le bras, il les élève au ciel avec les yeux, il se met à genoux, se relève, puis se jette à terre, demande pardon à la patiente, puis la bénédiction aux prêtres qui l’assistaient.
« Enfin le bourreau, après avoir souhaité d’être à la place de la condamnée, qui tendait le col pour recevoir le coup, il hausse le coutelas ; il se fait une huée du peuple ; les jésuites et les capucins criaient : Jésus, Maria. La patiente se doute du coup, porte les mains à son bandeau, découvre le coutelas, frissonne, puis se remet en même assiette qu’auparavant. Le bourreau, qui n’entendait pas son métier, lui pensant trancher le col, porte le coup dans l’épaule gauche : la patiente tombe sur le côté droit : le bourreau quitte son épée, se présente au peuple, et demande à mourir.
Le peuple s’émeut, les pierres volent de tous côtés, la femme du bourreau, qui assistait son mari en cette exécution releva la patiente, qui en même temps marcha d’elle-même vers le poteau, se remit à genoux et tendit de rechef le col. Le bourreau éperdu, reprend le coutelas des mains de sa femme, et décharge un coup sur la tête de la patiente, glissant au col, dans lequel il entra du travers du doigt, duquel coup, elle serait tombée, ce qui augmenta la colère du peuple plus fort qu’auparavant. Le bourreau se sauve en la chapelle qui est au bas de l’échafaud, les jésuites après , puis les capucins.
La femme du bourreau demeure seule auprès de la patiente, qui était tombée sur le coutelas, duquel assurément, elle se serait servi si elle l’eut vu : elle prit la corde avec laquelle la patiente avait été menée et la lui mit au col. La patiente se défend et jette sa main sur la corde ; cette femme lui donne des coups de pied dans l’estomac et sur les mains, et la secoue cinq ou six fois pour l’étrangler : puis, se sentant frappée à coups de pierres, elle tire ce corps demi mort, la corde au col, la tête devant à bas de la montée de l’échafaud.
Comme elle fut au-dessous, proche des degrés qui sont de pierre, elle prend les ciseaux qu’elle avait apportés pour couper les cheveux à la condamnée. Avec ces ciseaux, qui étaient longs de deux pieds, elle lui veut couper la gorge ; comme elle n’en peut venir à bout, elle les lui ficha en divers endroits ». Tome onzième du Mercure de France Paris, 1629 (Tiré d'Infernalia et autres contes de Charles Nodier)
- Huysmans et Gilles de Rais. Cliquez ...
En 1897, dans une plaquette confidentielle, tirée à mille exemplaires et jamais diffusée, Huysmans présente à nouveau sa vision de l'histoire de Gilles de Rais que la légende populaire a surnommé Barbe-Bleue : maréchal de France à vingt-cinq ans, seigneur tout-puissant, mystique et tueurs d'enfants. À travers cette figure qui n'a cessé de le hanter, Huysmans donne à voir le Moyen Âge, époque qui le fascine par sa foi profonde et ses excès. Avec 5 illustrations choisies par Huysmans pour son édition. Deux lettres inédites accompagnent cette édition établie par Jérôme Solal. Le 12 mai 2007, centenaire de la mort de Huysmans Seule édition disponible.
Présentation de l'éditeur :
Editeur : Mille et une nuits
Collection : La petite collection
- Thierry Maugenest - Manuscrit MS408 - Voynich. Cliquez ...
Un empereur du Saint-Empire envoyant ses meilleurs espions écumer l’Europe à la recherche d’un manuscrit codé, et qui verse 600 ducats d’or à un inconnu pour s’en porter acquéreur. Au début du XXe siècle, un collectionneur de livres rares qui redécouvre dans les caves d’une bibliothèque proche du Vatican ce mystérieux manuscrit médiéval et le ramène secrètement aux Etats-Unis. Le chef du contre-espionnage américain, à dix jours du débarquement en Normandie, qui convoque une assemblée afin de déchiffrer l’écriture cryptée de ces mêmes pages de parchemin. En pleine guerre froide, des officiers de la NSA travaillant sur le décodage de ce manuscrit. Un philosophe du XIIIe siècle, jeté au cachot par les légats du pape pour avoir révélé de singulières vérités...
Pendant un an Thierry Maugenest, auteur de Venise.net et de La poudre des rois, a partagé son temps entre les forum Internet et les fonds anciens des bibliothèques. Derrière son roman il y a ces milliers d’hommes et de femmes, qui, au cours des siècles, ont travaillé et travaillent encore au décryptage de ce manuscrit médiéval détenu aujourd’hui par la bibliothèque de l’université de Yale. Un romancier, selon le mot d’Alexandre Dumas, trompe volontiers l’Histoire lorsqu’il s’agit de lui faire de beaux enfants. Voici pourquoi il engage ses lecteurs à visiter les sites Internet. Ils se confondront ainsi avec les personnages de son roman qui naviguent sur ces mêmes pages, et ils se demanderont très vite avec lui : Fiction ou réalité ?
Thierry Maugenest - Manuscrit MS408 - Voynich :
collection « Piccolo »
192 pages - 12 x 18 cm - Broché
isbn 2-86746-462-1 – Prix public : 8 €
- La Bible du Diable : Le Codex Gigas
Pour la première fois depuis 1648, quand elle a été prise par les troupes suédoises comme butin de guerre, la Bible dite "du diable", créé en Bohême au XIIIe siècle, reviendra à Prague, le temps d'une exposition à la Bibliothèque nationale.
La bibliothèque nationale tchèque, le Clementinum, expose actuellement le Codex Gigas, "un livre énorme que l'on appelle aussi la 'Bible du diable'", rapporte Holger Kreitling. "160 peaux d'ânes, dit-on, auraient été nécessaires pour la fabrication des 312 feuillets, soit 624 pages".
Un poids de 75 kg, une taille de presque 1 mètre sur 50 centimètres, 624 pages, la couverture de bois - voilà la Bible du diable qui, en dépit de son nom, n'est pas un ouvrage occulte. De son nom latin Codex gigas, la bible a vu le jour au début du 13e siècle, au couvent des bénédictins à Podlazice, en Bohême centrale. Selon la légende, elle a été faite à la main par un seul moine, en une seule nuit. Condamné à être emmuré vif pour un péché, le moine a proposé de créer l'ouvrage pour l'expier. Il a promis de terminer le travail en une seule nuit, mais lorsqu'il a vu qu'il ne le réussirait pas, il a sollicité l'aide du diable. Par reconnaissance, il a glissé un portrait du diable dans le manuscrit, d'où son surnom. Créé sur parchemin et richement enluminée, la bible du diable est le plus grand manuscrit du monde. Zdenek Uhlir, historien et spécialiste en matière de manuscrits médiévaux de la Bibliothèque nationale de Prague :
« Le Codex gigas inclut notamment la Bible, l'Ancien et le Nouveau Testament, ensuite la transcription de la chronique de Cosmas rédigée au XIIe siècle, le Necrologium du monastère de Podlazice, le manuel de confession, on peut dire que c'est toute une bibliothèque et non pas un seul livre. »
C'est le plus gros livre du Moyen Age. "L'exposition de la Bible du diable à Prague est un événement historique. Car le livre est une prise de guerre. Depuis la fin de la Guerre de Trente ans - 1618-1648 - , il était à Stockholm, les troupes suédoises l'ayant dérobé à Prague en 1648.
La Bible du diable a longtemps obsédé l'empereur hasbourgeois Rodolphe II, et elle faisait partie du fameux cabinet de curiosités, installé dans le château de Prague. L'Empereur avait réuni une quantité considérable de trésors étranges ou de grande valeur. À sa mort en 1612, son héritage a été dispersé.
Plus tard, les Suédois ont expédié les oeuvres restantes, encore nombreuses, en Suède. Voilà 17 ans, le président tchèque Vaclav Havel a demandé l'autorisation d'exposer


Claude Seignolle, site officiel
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